Cheick Diallo (Mali) avec des étudiants du Camm, de l’INA, de l’Esiau et des artistes indépendants

DESIGN. Fracture numérique : les oubliés d’internet. Du 27 mai au XX juin 2019

Le projet se déploie sur quatre pays : Le Sénégal ; le Mali, la Tunisie et la France et se consacre à construire un regard en miroir des deux côtés de la méditerranée sur les oubliés d’internet.

La fracture numérique, c’est la disparité d’accès aux technologies informatiques (ne pas avoir d’ordinateur) dont l’accès à internet. Elle se calque bien souvent sur celle de la fracture sociale et existe entre pays riches et pays pauvres, zones urbaines et zones rurales. Avoir accès à internet peut pourtant aider à défendre ses droits, ses idées, s’informer, communiquer, remplir des formulaires administratifs, acheter à prix compétitif, etc. Etre exclu de la société numérique, c’est donc aujourd’hui être victime de nouvelles sources d’inégalités économique, sociale et culturelle.

Cette réalité concerne également et en premier lieu le continent africain où, d’après chiffres publiés par l’Union internationale des télécommunications (UIT), l’institution spécialisée des Nations unies, 75 % de l’Afrique n’a pas accès au réseau, soit trois Africains sur quatre. A titre de comparaison, 84 % des ménages sont connectés en Europe, contre seulement 15,4 % en Afrique.

Les TIC sont bien implantées en Afrique. Le marché de la téléphonie est la preuve de ce dynamisme ; il est le deuxième du monde en termes d’usagers. Déjà 93 % d’utilisateurs ont accès à la téléphonie mobile, solution incontournable pour téléphoner, accéder à internet et contourner la difficulté de posséder un ordinateur.

Comment lutter contre cela?

Le designer Cheick Diallo dirige un atelier avec les étudiants du Camm et de l’Ina afin d’imaginer une iBox autonome fonctionnant à l’énergie solaire et connectée à un internet satellitaire qui permettrait aux villageois d’avoir un enseignement à distance, une i-médiathèque, un espace de coworking (espace collectif de travail) et de loisir en associant les citoyens de la localité. L’action proposée comprend deux étapes : d’une part la conception des iBox, d’autre part leur réalisation et circulation en 2020.

 

Date de restitution : printemps 2020 exposition Mini Maousse 7 – Afrique à la Cité de l’architecture à Paris. Octobre 2019 à l’Institut français du Mali en fonction des dates de construction du projet et de son démarrage effectif dans l’espace urbain et sur l’ensemble du territoire malien.